La gestionnaire d’un immeuble locatif de six logements situé dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, à Longueuil, sur la Rive-Sud, a sollicité l’expertise de notre équipe après que plusieurs locataires du rez-de-chaussée aient signalé une odeur sulfureuse particulièrement forte provenant du vide sanitaire sous le bâtiment. Dans un contexte de copropriété ou d’immeuble à logements, la présence d’une mouffette prend une dimension collective : l’odeur se propage rapidement d’un appartement à l’autre via les conduits de plomberie et les fissures du plancher. Une intervention rapide et coordonnée s’imposait.
Diagnostic de l’infestation dans le vide sanitaire
L’inspection du vide sanitaire, accessible par une trappe extérieure en bois, a révélé des signes évidents d’occupation prolongée : terre remuée sur plusieurs zones, matières organiques amassées en nid improvisé et, surtout, une forte concentration d’odeur à un endroit précis indiquant que l’animal avait aspergé à l’intérieur même du vide. Deux ouvertures dans le bas de fondation, dont une causée par l’effondrement partiel d’un bloc de béton, constituaient les voies d’accès. Notre exterminateur à Longueuil a également noté la présence d’insectes attirés par les matières résiduelles laissées par l’animal, ce qui indiquait une présence de plusieurs semaines.
Il est important de noter qu’à Longueuil, les immeubles construits dans les années 1970 et 1980, notamment dans les secteurs proches du boulevard Curé-Poirier, présentent souvent des vides sanitaires moins bien protégés que les constructions récentes, ce qui en fait des cibles privilégiées pour la faune sauvage à la recherche d’abris en période froide ou de mise bas.
Capture sécurisée en contexte multilogement
La mise en place des pièges dans un immeuble habité exige des précautions supplémentaires. Nos techniciens ont informé la gestionnaire et les locataires concernés du déroulement de l’intervention pour éviter toute manipulation non autorisée des équipements. Des pièges-cage couverts ont été positionnés aux deux ouvertures identifiées, avec des appâts à base d’aliments gras. Les visites de vérification ont été planifiées tôt le matin pour éviter de déranger les locataires.
En moins de quarante-huit heures, une mouffette adulte avait été capturée à l’une des entrées. Une surveillance prolongée de trois jours supplémentaires a confirmé qu’aucun autre individu ne se trouvait dans le vide sanitaire. La capture de mouffettes en milieu multi-résidentiel requiert cette patience : les femelles peuvent être accompagnées de jeunes au printemps, et il est impératif de s’assurer que tous les individus ont bien quitté les lieux avant de sceller définitivement les accès.
Décontamination du vide sanitaire
Une fois l’animal retiré, le vide sanitaire a fait l’objet d’une décontamination et désinfection en profondeur. Les matières organiques accumulées (litière, fèces, restes de nourriture) ont été collectées et éliminées selon les normes de gestion des déchets biologiques. Le sol a ensuite été traité avec un désinfectant enzymatique qui neutralise les composés thiolés responsables de l’odeur caractéristique de la mouffette. Ce traitement est essentiel pour éviter que l’odeur ne persiste dans les logements et que d’autres animaux sauvages ne soient attirés par les traces olfactives laissées par l’occupant précédent.
Fermeture et prévention durable
Les deux ouvertures ont été comblées : le bloc de béton effondré a été remplacé par un mortier à prise rapide, et un grillage galvanisé épais a été ancré sur toute la base du bâtiment, incluant une section enterrée pour prévenir le creusage. La gestionnaire de l’immeuble a été conseillée sur l’entretien préventif à effectuer chaque automne, notamment l’inspection du bas de fondation et la sécurisation des locaux à poubelles, qui représentent l’une des principales sources de nourriture pour les mouffettes en milieu urbain. Notre entreprise d’extermination assure un suivi rigoureux pour garantir que les solutions mises en place restent efficaces sur le long terme. Une visite de vérification a été planifiée quatre semaines après la fermeture des accès pour confirmer l’absence de toute nouvelle activité animale dans le vide sanitaire. Les locataires ont aussi été informés des signes à surveiller, notamment une recrudescence d’odeurs ou des bruits de grattage nocturnes. Pour des exemples de réalisations comparables, consultez notre dossier sur une intervention similaire en immeuble résidentiel ainsi que notre travail sur la gestion de ratons laveurs en milieu urbain.