Le responsable technique d’un entrepôt de distribution situé dans la zone industrielle de Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord, a sollicité notre intervention après avoir constaté que des mouffettes s’étaient installées dans un espace creux sous le quai de chargement de l’entrepôt. Saint-Jérôme, localisée à la porte des Laurentides, est entourée de corridors naturels et de milieux humides qui favorisent la présence de la faune sauvage à proximité des zones industrielles. Deux individus avaient été repérés par les caméras de sécurité extérieures du bâtiment, se déplaçant régulièrement entre le quai et un talus boisé à l’arrière du terrain. La présence de mouffettes dans un entrepôt représente un risque pour les travailleurs, particulièrement lors des opérations de chargement et de déchargement de nuit.
Évaluation des risques en milieu industriel
L’inspection du site a mis en évidence une cavité d’environ deux mètres cubes sous le quai de chargement, formée par l’espace entre la dalle de béton et le remblai de gravier. Deux ouvertures latérales, laissées par des blocs de béton déplacés lors d’une livraison récente, permettaient l’accès. Des traces de grattage, de poils et de fèces confirmaient une occupation régulière. Le responsable d’entrepôt avait déjà subi deux incidents d’aspersion sur des employés au cours du mois précédent, ce qui avait créé un enjeu de santé et sécurité au travail qu’il était urgent de résoudre.
Notre exterminateur à Saint-Jérôme a également inspecté le talus boisé en bordure du terrain, identifiant plusieurs terriers secondaires potentiels à proximité de la clôture de sécurité. Ce type d’habitat de lisière est typique des mouffettes en région nordique : elles exploitent les zones de transition entre milieux boisés et milieux ouverts, incluant les zones industrielles.
Plan de capture multi-points
Compte tenu du risque d’aspersion pour les travailleurs et de la présence de deux individus confirmés, une stratégie de capture simultanée sur l’ensemble des accès identifiés a été déployée. Six pièges-cage ont été installés : deux aux ouvertures sous le quai, deux au pied du talus boisé et deux en bordure de la clôture. Les pièges ont été sécurisés pour éviter tout renversement par les chariots élévateurs et balisés clairement dans le périmètre de sécurité du chantier. Le service de capture et relocalisation d’animaux a été coordonné avec les horaires de travail de l’entrepôt pour ne pas interférer avec les opérations logistiques.
Les deux mouffettes ont été capturées en trois nuits. Une quatrième nuit de surveillance a été maintenue pour confirmer l’absence de tout autre individu avant de procéder aux travaux de fermeture. La capture de mouffettes en contexte industriel bénéficie d’une coordination rigoureuse avec les responsables du site pour garantir la sécurité de tous.
Sécurisation structurelle du quai de chargement
La fermeture des deux ouvertures latérales sous le quai a nécessité la pose de blocs de béton préfabriqués calés et fixés au mortier, complétée par un grillage en acier galvanisé recouvrant toute la base accessible du quai. Le talus boisé en bordure du terrain a fait l’objet d’une inspection des terriers secondaires, et les ouvertures situées à moins de cinq mètres de la clôture ont été comblées. Un travail de fermeture des points d’entrée systématique a été réalisé sur l’ensemble des infrastructures susceptibles d’offrir un abri à la faune sauvage.
Formation des équipes et protocole de prévention
En complément des travaux physiques, le responsable technique et les contremaîtres de l’entrepôt ont reçu une formation sur les comportements à adopter en présence de faune sauvage : ne jamais approcher brusquement une mouffette, maintenir les zones de chargement propres et exemptes de déchets alimentaires, signaler immédiatement toute observation à la direction. Nova Extermination intègre ce volet de sensibilisation dans toutes ses interventions en milieu de travail. Ces formations réduisent les comportements à risque chez le personnel et contribuent à prévenir les incidents d’aspersion, qui sont souvent la conséquence d’une réaction instinctive inappropriée face à un animal. Le responsable technique a également été informé des obligations découlant du Code de sécurité pour les travaux de construction en présence de faune sauvage sur les chantiers extérieurs. Pour consulter d’autres réalisations comparables sur la Rive-Nord, voyez notre dossier sur des ratons laveurs en zone logistique.