Otterburn Park, municipalité verdoyante de la Rive-Sud blottie entre la rivière Richelieu et le mont Saint-Hilaire, est un milieu particulièrement propice aux chauves-souris. Les forêts environnantes, les cours d’eau et l’abondance d’insectes nocturnes en font un territoire de chasse idéal pour plusieurs espèces. C’est dans ce contexte naturel qu’un propriétaire de chalet en bois rond a constaté l’arrivée d’une colonie de chauves-souris dans l’entretoit de sa propriété de villégiature. Les chauves-souris pénétraient par des espaces naturels entre les rondins, caractéristiques de cette technique de construction, et s’installaient dans la laine isolante comprimée entre les solives. Notre équipe à Otterburn Park a rapidement mis en place une stratégie d’exclusion adaptée aux particularités de ce type de construction.
Spécificités de l’inspection d’un chalet en bois rond
Les chalets en bois rond présentent des défis uniques en matière d’exclusion de chauves-souris. Les espaces entre les rondins, même correctement scellés à l’origine, finissent par se rouvrir avec les mouvements naturels du bois au fil des saisons. Notre technicien a inspecté méthodiquement chaque rangée de rondins sur le périmètre extérieur, en portant une attention particulière aux zones de raccordement avec les éléments de toiture, les fenêtres et les portes. Plusieurs ouvertures actives ont été identifiées grâce aux traces de guano et aux marques huileuses laissées par le passage répété des chauves-souris. La colonie, composée principalement de petites chauves-souris brunes, semblait établie depuis au moins deux saisons, ce qui expliquait l’accumulation notable de guano dans l’entretoit. Voir notre réalisation sur l’exclusion dans un chalet pour un exemple similaire.
L’intérieur du chalet a également été inspecté. Aucune chauve-souris égarée dans les espaces de vie n’a été constatée, mais l’odeur de guano était perceptible dans les pièces du haut, en particulier par temps chaud et humide. Ce facteur de confort représentait un motif supplémentaire d’agir rapidement.
Exclusion humaine et gestion des espaces naturels
Le plan d’exclusion a tenu compte du caractère naturel du bâtiment. Les dispositifs unidirectionnels ont été fixés avec des fixations réversibles adaptées au bois rond, sans perçage ni ancrage permanent. Cette approche permet de retirer les dispositifs sans laisser de traces visibles. Pendant la durée de l’exclusion active, les espaces entre les rondins présentant des fissures secondaires ont été temporairement obturés avec de la laine d’acier fine insérée dans les jointures. Cette étape est indispensable pour éviter que les chauves-souris cherchent d’autres accès. Notre service de capture de chauves-souris intègre toujours cette étape de fermeture préventive pour garantir l’efficacité du processus d’exclusion.
Nos techniciens ont également fourni des conseils sur la gestion de l’environnement immédiat du chalet. Réduire les sources lumineuses extérieures attirant les insectes la nuit, élaguer les branches touchant la toiture et maintenir des distances entre les réservoirs de bois de chauffage et les murs extérieurs contribuent à rendre la propriété moins attrayante pour les chauves-souris cherchant un gîte. En parallèle, nous avons suggéré l’installation d’un nichoir à chauves-souris en bordure du boisé adjacent, dans le cadre d’une approche de capture et relocalisation respectueuse.
Scellement permanent au chanvre et à la résine naturelle
Une fois la colonie partie, les joints entre les rondins ont été scellés avec un produit de calfeutrage adapté au bois rond, souple et respirant, afin de suivre les mouvements naturels du bois sans se fissurer au fil des saisons. Les points d’entrée principaux ont été recouverts de plaques de métal peint soigneusement assorties à la teinte du chalet pour conserver son apparence naturelle. La décontamination de l’entretoit a inclus l’aspiration complète du guano, le traitement enzymatique des surfaces poreuses en bois et la désinfection à l’aide d’un biocide homologué sûr pour les environnements de bois massif. Nova Extermination a remis au propriétaire un rapport complet accompagné d’un calendrier de maintenance recommandé pour les prochaines années, en indiquant les zones prioritaires à vérifier chaque printemps et automne. Après un contrôle de suivi réalisé en fin de saison estivale, la situation était parfaitement résolue : le chalet d’Otterburn Park retrouvait pleinement sa vocation de lieu de détente et de ressourcement, sans la présence indésirable des chauves-souris dans ses murs ni les odeurs qui en découlaient.