Les propriétaires d’une maison de campagne à Carignan, sur la Rive-Sud, nous ont contactés après avoir découvert des fourmis charpentières dans les murs de leur sous-sol ainsi que des souris dans le placard de la salle de bain. La propriété, érigée sur un grand terrain boisé aux abords de la rivière Richelieu, est alimentée en eau par un puits artésien et possède une fosse septique. Cette configuration diffère sensiblement d’une maison en milieu urbain raccordée aux réseaux municipaux : le réseau de plomberie est plus court, mais les connexions avec le sol naturel sont beaucoup plus nombreuses et les points de pénétration des nuisibles sont différents. Un test de fumée adapté aux propriétés rurales a été planifié pour localiser toutes les voies d’accès.
Spécificités d’une propriété avec systèmes autonomes
Dans une maison alimentée par puits et dotée d’une fosse septique, le réseau de plomberie se termine directement dans la fondation sans regard municipal accessible depuis la rue. Le test de fumée a dû être adapté en conséquence : la fumée a été introduite par le drain de plancher de la salle mécanique, après obturation temporaire du drain de la douche et du siphon de la cuisine. Les techniciens de notre équipe à Carignan ont pris soin de vérifier préalablement l’état de la fosse septique pour éviter tout refoulement de gaz lors du test, étape obligatoire lorsque le réseau est autonome.
Les résultats ont été particulièrement révélateurs dans ce contexte rural. De la fumée a été détectée à la sortie du conduit d’entrée du câble d’alimentation électrique souterrain, là où le conduit passe sous le mur de fondation. Cette entrée, souvent ignorée car perçue comme un simple passage de câble, constitue en réalité une voie d’entrée directe depuis le sol extérieur pour les fourmis charpentières qui longent les câbles vers la chaleur du sous-sol. De la fumée a également été repérée dans le joint entre le tuyau de refoulement de la pompe de puisard et le plancher de béton, ainsi que dans une fissure de gel dans le coin nord-ouest de la fondation, résultat d’un cycle de gel-dégel particulièrement sévère.
Traitements correctifs et renforcement de l’enveloppe
La correction du conduit électrique a consisté à remplir l’espace entre le câble et le conduit avec un gel d’étanchéité électriquement neutre, puis à appliquer un mortier de finition à l’entrée du mur. Le joint autour du tuyau de puisard a été refait avec un collier de serrage en acier inoxydable et un cordon de mastic polyuréthane. La fissure de gel a reçu une injection de résine époxy flexible, capable d’absorber les légères variations saisonnières sans se fissurer à nouveau, puis une couche de membrane élastomère hydrofuge sur la face extérieure. Le calfeutrage de l’ensemble des points d’entrée a été documenté de façon exhaustive, avec une attention particulière aux zones proches des arbres où les racines peuvent exercer une pression progressive sur la fondation.
Un inspection par caméra du drain de la maison a également été réalisée en complément du test de fumée, permettant de vérifier l’état des conduites dans le sol et de détecter d’éventuels déplacements causés par les racines. Cette double approche, test de fumée et inspection par caméra, est particulièrement recommandée pour les propriétés rurales de Carignan et des municipalités voisines comme Marieville ou Saint-Mathias-sur-Richelieu, où la proximité de la végétation forestière augmente les risques de détérioration des conduites. Pour d’autres exemples de notre travail dans ce type d’environnement, consultez notre réalisation de test de fumée en milieu rural.
Suivi saisonnier et prévention à long terme
Les propriétés rurales nécessitent une attention particulière à l’automne, période pendant laquelle les rongeurs cherchent à s’installer pour l’hiver, et au printemps, quand le dégel crée de nouvelles contraintes sur la fondation. Nova Extermination propose pour ce type de propriété un forfait de visite biannuelle incluant une inspection visuelle des zones scellées, le remplacement préventif des pièges de périmètre et une vérification des solins. Les propriétaires ont également reçu des conseils sur la gestion de la végétation autour de la maison, notamment l’importance de maintenir un espace dégagé de trente centimètres entre le bois de chauffage entreposé et les murs du bâtiment, afin de ne pas créer de pont entre l’environnement naturel et l’enveloppe de la maison.