Un gestionnaire d’un parc industriel léger de Sainte-Julie, sur la Rive-Sud, nous a mandatés pour résoudre un problème récurrent d’infiltration de couleuvres rayées et de souris dans un bâtiment abritant des unités de fabrication de petite taille. Plusieurs locataires avaient signalé des serpents dans les espaces de bureau attenants aux ateliers, et des rongeurs avaient endommagé du câblage électrique dans deux unités. Les gestionnaires avaient déjà tenté de colmater les ouvertures visibles avec de la laine d’acier et de la mousse expansive, mais sans cartographie préalable, les résultats restaient insuffisants à long terme. Un test de fumée industriel a été proposé pour couvrir l’ensemble du périmètre du bâtiment et dresser un inventaire exhaustif des voies d’infiltration, avant toute nouvelle tentative de scellement.
Particularités d’un bâtiment industriel léger à unités multiples
Ce type de bâtiment se caractérise par la présence de nombreuses pénétrations dans l’enveloppe : entrées de services publics individuelles pour chaque unité, portes de quai de chargement, conduits de ventilation mécanique propres à chaque locataire et passages de câblage électrique et téléphonique. Notre équipe à Sainte-Julie a procédé à une inspection préliminaire de deux heures pour cartographier toutes les traversées connues avant de démarrer le test. Lors de cette phase, les techniciens ont aussi vérifié l’état des solins autour des conduits de ventilation sur le toit, zone souvent négligée mais fréquemment utilisée par les couleuvres pour pénétrer dans les espaces de toiture et de comble technique.
Le test de fumée a été effectué après la fermeture des locataires, en fin de journée de semaine. La fumée a été introduite dans le réseau de drain principal ainsi que dans les espaces de vide technique entre les murs de blocs de béton. Les résultats ont été frappants : de la fumée est apparue sous cinq portes de quai différentes, autour de plusieurs boîtiers électriques encastrés dans les murs extérieurs, et dans le joint de dilatation entre deux sections du bâtiment construit en deux phases. Ces jonctions de construction sont des points particulièrement vulnérables, souvent ignorés lors des inspections ordinaires car ils ne sont pas visibles sans équipement spécialisé. Toutes les fuites ont été localisées avec précision, puis marquées à la craie pour faciliter les travaux de correction.
Plan de correction et travaux de scellement
Le rapport de test de fumée a permis d’établir un plan de correction priorisé, classant les interventions selon la criticité des fuites et leur proximité avec les espaces de travail. Les joints de bas de porte de quai ont été remplacés par des modèles en caoutchouc souple résistants aux UV et aux températures extrêmes du Québec. Les boîtiers électriques ont reçu des joints de compression en néoprène à leur pourtour. Le joint de dilatation inter-bâtiment a été traité avec un profilé d’étanchéité compressible en polyéthylène expansé, puis recouvert d’une lèche de métal galvanisé. Le calfeutrage professionnel de l’enveloppe a été complété sur les trois côtés accessibles, avec une attention particulière aux angles de fondation où la dalle rencontre le mur de bloc de béton, zone classique d’infiltration dans ce type de construction.
Un deuxième test de fumée réalisé une semaine après les travaux a validé l’efficacité des corrections. Une seule fuite résiduelle mineure a été détectée au niveau d’un conduit de ventilation de salle de bain, corrigée en moins d’une heure par l’ajout d’un joint mousse compressible. Le gestionnaire a reçu un plan annoté du bâtiment indiquant tous les points scellés, utilisable comme référence lors de futurs travaux de rénovation ou de changement de locataire. Pour d’autres cas similaires réalisés dans la région, consultez notre réalisation précédente de test de fumée.
Gestion préventive pour les parcs industriels de la Rive-Sud
Les bâtiments industriels légers construits entre 1985 et 2005 dans des parcs industriels de villes comme Sainte-Julie, Saint-Hubert ou Varennes présentent des caractéristiques architecturales qui les rendent susceptibles aux infiltrations après quinze ou vingt ans d’usage. Les joints de dilatation vieillissent, les solins de toit se déforment et les portes de quai perdent leur étanchéité par cycles de gel et de dégel. Nos services d’extermination au Québec incluent un programme d’entretien préventif sur mesure pour les propriétaires de parcs industriels, avec des tests de fumée périodiques coordonnés avec la rotation des locataires. Cette approche proactive réduit les risques de dommages matériels et de plaintes des locataires, tout en maintenant la valeur locative du bâtiment sur le long terme.