Une ferme maraîchère de Saint-Hubert, sur la Rive-Sud, a contacté notre équipe au début de la saison estivale après avoir découvert deux colonies d’abeilles mellifères distinctes : l’une nichée dans une vieille remise à outils en bois, l’autre installée dans une cavité sous le revêtement de tôle d’un hangar de stockage. La situation était particulièrement délicate, car la ferme employait plusieurs travailleurs saisonniers qui circulaient quotidiennement entre les bâtiments, et l’un d’eux avait déjà reçu une piqûre lors d’un épisode de défense du nid. De plus, les propriétaires souhaitaient préserver autant que possible les pollinisateurs dans un contexte agricole où les abeilles jouent un rôle bénéfique. Notre approche a donc visé à relocaliser les colonies lorsque possible et à sécuriser les bâtiments de manière durable. Voyez notre travail sur Nova Extermination pour comprendre notre philosophie d’intervention.
Inspection et cartographie des deux sites de nidification
L’inspection a débuté par la remise à outils, un bâtiment en bois d’une quarantaine d’années dont les planches de revêtement présentaient de nombreux interstices. Le nid principal était logé entre le revêtement extérieur et l’isolant en fibre de verre, à environ un mètre du sol. À l’aide d’un endoscope et d’un thermomètre infrarouge, nous avons cartographié l’étendue du nid : environ quatre-vingts centimètres de longueur pour une profondeur de vingt centimètres. Le second nid, dans le hangar métallique, avait été établi sous un panneau de tôle décollé en pignon nord. Ce nid était plus récent, probablement issu d’un essaimage de la première colonie plus tôt dans la saison. L’analyse comparée des deux colonies confirmait une parenté génétique probable. Nos réalisations en gestion des abeilles en milieu rural documentent ce type de double infestation que nous rencontrons parfois sur de grandes propriétés.
Relocalisation de la colonie principale et traitement de la seconde
La colonie de la remise à outils, plus volumineuse et bien établie, a fait l’objet d’une tentative de relocalisation. Nos techniciens ont travaillé en soirée pour maximiser la présence des butineuses au nid. Après ouverture partielle du revêtement en bois, les rayons ont été extraits délicatement et placés dans une ruche de transport, avec la reine capturée à l’aide d’un clip spécialisé. La colonie a été confiée à un apiculteur de Sainte-Catherine, qui a accueilli ces abeilles avec enthousiasme pour renforcer son rucher de production. La colonie du hangar métallique était quant à elle enchâssée dans une zone difficilement accessible sans démontage majeur. Après évaluation, nous avons procédé à un traitement insecticide par injection de poudre insecticide homologuée pour les bâtiments agricoles, en deux applications espacées de quarante-huit heures. Cette méthode garantit l’élimination complète sans risque de contamination des cultures adjacentes, car les produits utilisés sont conformes aux normes d’usage en contexte agricole au Québec.
Pour les entreprises agricoles et les propriétaires de grandes fermes, notre service d’extermination des abeilles propose des interventions adaptées aux contraintes des bâtiments ruraux, qu’il s’agisse de granges, de silos, de remises ou de hangars.
Scellement et mise en protection des bâtiments agricoles
Le calfeutrage des points d’entrée dans les bâtiments agricoles requiert des matériaux résistants aux conditions climatiques sévères et aux rongeurs. Pour la remise à outils, les planches de revêtement dégradées ont été remplacées et toutes les jonctions ont été scellées avec un mastic polyuréthane de grade extérieur. Pour le hangar métallique, le panneau de tôle décollé a été refixé avec des vis inox et du silicone pour joint de métal résistant aux intempéries. Nous avons également inspecté et scellé les autres ouvertures périphériques des deux bâtiments, notamment autour des conduits de ventilation et des passages de câbles. Un traitement de surface répulsif a été appliqué sur les zones les plus exposées pour décourager les futures tentatives de colonisation par des essaims printaniers.
Programme de prévention saisonnier pour la ferme
À la demande des propriétaires, nous avons élaboré un programme de prévention annuel couvrant l’ensemble des bâtiments de la ferme. Ce programme comprend une inspection préventive au mois d’avril, avant la période d’essaimage, et un suivi en juin après les premières chaleurs. Notre équipe d’extermination à Saint-Hubert est familière avec les défis propres aux propriétés agricoles de la Rive-Sud, notamment dans les secteurs de Sainte-Catherine et de LaSalle. En parallèle à la gestion des abeilles, nous avons conseillé les exploitants sur la mise en place d’un plan de prévention des nuisibles global pour l’ensemble de la ferme, couvrant également les rongeurs et les insectes nuisibles aux cultures en entrepôt. Notre connaissance approfondie du contexte agricole québécois nous permet d’adapter nos recommandations à la réalité de chaque exploitation, en conciliant la protection des travailleurs, la salubrité des denrées et le respect de l’environnement rural.