Un entrepôt de distribution à Mascouche, sur la Rive-Nord, a été confronté à une problématique inhabituelle de fourmis charpentières dans ses structures de bois de toiture. Cette installation logistique, construite à la lisière d’une zone boisée, à proximité de Terrebonne, utilisait une charpente de bois lamellé-collé pour sa structure de toiture en arc, une conception architecturale exposée aux infiltrations d’eau en cas de problème d’étanchéité. Une fuite ponctuelle au niveau d’un drain de toit, non détectée pendant plusieurs mois, avait créé des conditions d’humidité dans les poutres maîtresses, favorisant l’établissement d’un nid satellite par une colonie dont le nid mère avait été identifié dans la ceinture d’arbres en bordure de la propriété. Notre équipe de Nova Extermination, exterminateur certifié pour la région de la Rive-Nord, a été mandatée pour évaluer et traiter cette infestation en milieu industriel.
Diagnostic en milieu industriel et accès en hauteur
L’inspection d’une charpente de toiture en hauteur nécessite un équipement de travail en hauteur adéquat et une planification de la sécurité rigoureuse. Notre technicien, équipé d’un harnais et travaillant à partir d’une nacelle fournie par le client, a pu inspecter directement les poutres de bois de la charpente à une hauteur de neuf mètres. Des galeries actives ont été identifiées dans deux poutres maîtresses dans la zone adjacente à l’ancien emplacement de la fuite de toit. Le frass tombé sur les rayonnages en dessous avait été le premier signe d’alerte remarqué par le gestionnaire des opérations. À l’extérieur, une inspection au sol a permis de localiser le nid mère dans un arbre partiellement mort en lisière de la propriété, connecté à l’entrepôt par un réseau de galeries courant le long du soubassement de béton et de la structure métallique des portes de quai. L’extermination des fourmis charpentières en milieu industriel demande une adaptation constante des méthodes aux contraintes de l’environnement.
Traitement en milieu industriel actif
L’entrepôt étant en opération continue, le traitement a dû être planifié pour minimiser toute interruption des activités. Les poutres de bois atteintes ont été traitées par injection d’insecticide en poudre résiduelle directement dans les galeries identifiées, en utilisant des perforations discrètes qui ont été obturées après traitement pour maintenir l’intégrité esthétique et fonctionnelle des poutres. Aucune pulvérisation n’a été réalisée dans les zones de stockage de marchandises. À l’extérieur, le traitement a inclus une injection directe dans l’arbre contaminé, une application de barrière insecticide liquide sur une largeur de trois mètres en périmètre de la zone boisée adjacente et le scellement des ouvertures identifiées en pied de mur. Un traitement extérieur contre les insectes saisonnier a été intégré au programme d’entretien préventif de l’entrepôt pour les deux prochaines années. Cette approche est similaire à celle documentée dans cette réalisation en fourmis charpentières en contexte industriel.
Réparations structurales recommandées et prévention
Les dégâts de fourmis sur les poutres principales étant localisés mais réels, un rapport détaillé a été remis au gestionnaire des installations avec photos à l’appui, pour transmission à l’ingénieur de structure responsable du bâtiment. Ce type de documentation est essentiel pour l’évaluation des travaux de réparation ou de remplacement des éléments de bois affectés. Des mesures préventives spécifiques ont été recommandées : inspection annuelle de l’étanchéité de la toiture, élimination progressive des arbres morts en lisière de propriété et maintien d’une bande de dégagement végétale de deux mètres minimum autour des fondations. Un plan de prévention des nuisibles institutionnel a été proposé, adapté aux contraintes d’un entrepôt en activité continue.
Résultats et programme de surveillance
Le suivi réalisé six semaines après l’intervention a confirmé l’absence d’activité dans les poutres traitées. Des pièges de surveillance ont été maintenus en place pendant trois mois supplémentaires pour confirmer l’élimination complète de la colonie. La fuite de toit ayant été réparée en parallèle par l’équipe de maintenance interne, les conditions d’humidité favorables à l’infestation avaient été éliminées. Pour d’autres exemples de réalisations en milieux industriels et commerciaux, consultez cette étude de cas en fourmilière et cette réalisation en fourmis charpentières sur la Rive-Nord.