Une résidence de style victorien construite au début du vingtième siècle, dans l’un des quartiers patrimoniaux du centre-ville de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, a été le site d’une intervention délicate impliquant une famille de mouffettes installée dans la cave à légumes semi-enterrée adjacente à la fondation en pierres des champs. Ce type de construction ancienne, caractéristique des quartiers historiques de Saint-Lambert et de la municipalité voisine de Brossard, présente de nombreuses vulnérabilités structurelles qui rendent l’intervention plus complexe qu’en milieu de construction récente : fondations en maçonnerie irrégulière, espaces vides multiples et matériaux anciens qu’on ne peut pas modifier sans affecter la valeur patrimoniale du bâtiment.
Inspection adaptée au patrimoine bâti ancien
L’inspection initiale a révélé que l’accès principal de la mouffette se faisait par une fissure dans le mortier entre deux pierres de fondation, à hauteur du sol extérieur. La cave à légumes, accessible de l’intérieur par une trappe en bois, montrait des signes évidents d’occupation animale : terre remuée, matières organiques accumulées et une odeur prononcée. La présence de deux adultes et de trois jeunes nés quelques semaines plus tôt a été confirmée par l’observation nocturne et par les traces laissées dans le sol de la cave. Cette configuration familiale est particulièrement fréquente au printemps dans la région de Saint-Lambert.
Notre exterminateur à Saint-Lambert a soigneusement documenté toutes les fissures de la fondation en pierres des champs pour distinguer les voies d’accès actives des simples ouvertures structurelles sans lien avec la présence animale. Cette cartographie précise est indispensable pour ne pas endommager inutilement la maçonnerie ancienne lors de la phase de scellement.
Capture progressive de la famille
La présence de jeunes mouffettes (appelés marcassins) impose une approche différente de la capture standard. Les jeunes, qui ne se déplacent pas encore seuls, restent dans le terrier tandis que la femelle part en quête de nourriture la nuit. Notre stratégie a consisté à capturer la femelle adulte en premier, en plaçant des pièges à l’entrée de la cave à légumes et au bas de la fissure de fondation. Une fois la femelle capturée, les jeunes ont été retirés manuellement par notre technicien équipé de protections, transférés dans une cage de transport et relingualisés avec la femelle pour une relocalisation groupée en milieu naturel.
Cette approche de la capture de mouffettes en groupe familial est la seule éthiquement correcte : séparer définitivement des jeunes de leur mère au stade où ils ne sont pas encore autonomes conduit à leur mort certaine, ce que notre équipe refuse de causer. La relocalisation simultanée de toute la famille est donc systématique lorsque des jeunes sont présents.
Réparation patrimoniale et fermeture des accès
La fermeture de la fissure dans la fondation en pierres des champs a été réalisée avec un mortier à la chaux naturelle, conforme aux standards de restauration du patrimoine bâti québécois, qui respecte la flexibilité et la perméabilité à la vapeur des maçonneries anciennes. Les autres fissures superficielles ont été traitées à l’identique. Un grillage en acier inoxydable a été discrètement fixé au bas de la cave à légumes pour renforcer la protection sans dénaturer l’apparence extérieure du bâtiment. Le service de capture et relocalisation d’animaux s’adapte aux contraintes spécifiques de chaque type de propriété, y compris les bâtiments à valeur patrimoniale.
Suivi et recommandations pour les maisons anciennes
Un suivi à trois semaines a confirmé l’absence de toute nouvelle activité animale. Les propriétaires ont été conseillés sur les inspections saisonnières à effectuer sur les fondations en pierres des champs, particulièrement après l’hiver lorsque le gel-dégel peut créer de nouvelles fissures. Nos services d’extermination au Québec sont adaptés aux réalités de chaque propriété, qu’elle soit moderne ou centenaire. Dans les maisons anciennes, la prévention passe aussi par la surveillance régulière des espaces sous les galeries, des soupiraux et des caves à vin ou à légumes qui restent fréquents dans le parc immobilier de Saint-Lambert. Les propriétaires ont par ailleurs été invités à inspecter ces zones chaque printemps, au moment où les mouffettes commencent à chercher des sites de mise bas. Consultez nos réalisations sur une autre intervention en résidence ancienne et sur des ratons laveurs dans des fondations similaires pour comprendre notre expertise en milieu bâti patrimonial.